Critique

Big Mamma : De Père en Fils

Titre original : Big Mommas: Like Father, Like Son

IMDb 4.4 / 10
Allociné 1.3 / 5
Rotten T. 5%
Critique
Affiche de Big Mamma : De Père en Fils

Big Mamma : De Père en Fils

Big Mamma : De père en fils, en 2011, remet Martin Lawrence sous rembourrage avec Brandon T. Jackson et Jessica Lucas pour une nouvelle affaire d’infiltration, de travestissement et de quiproquos familiaux. Le mépris qu’inspire souvent ce type de comédie en dit parfois plus sur la critique que sur le film. John Whitesell ne cherche pas à donner du prestige à l’ensemble ; il propose un terrain de jeu. Martin Lawrence, dans un registre évidemment large, tient la maison avec un professionnalisme presque ancien. Brandon T. Jackson apporte une énergie instable qui empêche le mécanisme de s’endormir. Tout cela est bruyant, épais, parfois très bête. Mais vivant.

La franchise repose sur une idée qu’Hollywood n’assume plus très bien : un gag physique peut encore suffire, sans coartade méta ni sermon sur la masculinité contemporaine. Ce refus de l’explication permanente donne au film une forme de santé simple. Ce n’est pas grand, mais c’est franc.

Le lien historique fonctionne ici par disproportion volontaire. 2011 est l’année de l’opération américaine qui conduit à la mort d’Oussama ben Laden. Le monde entier regarde alors une traque, une infiltration, un récit de mission. Big Mamma : De père en fils propose lui aussi infiltration et faux-semblants, mais avec des perruques et des robes de grand-mère. Le contraste est ridicule, donc utile : il rappelle qu’Hollywood continue à produire des versions bouffonnes des grandes narrations de son époque.

Le film ne veut pas être plus qu’il n’est, et cette modestie vulgaire lui évite au moins le ridicule des œuvres qui rêvent d’importance. Il entre, distribue ses gags, ressort. C’est parfois suffisant.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une combinaison rembourrée aurait disparu une nuit entière avant d’être retrouvée dans une salle de bingo municipale, inscrite sous un faux nom à un tournoi local.