Critique

Sans Issue

Titre original : The Cold Light of Day

IMDb 4.9 / 10
Allociné 1.5 / 5
Rotten T. 4%
Critique
Affiche de Sans Issue

Sans Issue

The Cold Light of Day, en 2012, réunit Henry Cavill, Bruce Willis et Sigourney Weaver dans un film d’espionnage familial qui tient moins du thriller de précision que de la course de sacs internationale. C’est précisément ce qui le rend sympathique. Cavill, encore avant son installation complète en icône de studio, avance avec une raideur inquiète qui convient finalement très bien à un homme dépassé par sa propre vie ; Bruce Willis traverse le film avec l’art supérieur de l’apparition fatiguée ; Sigourney Weaver apporte une autorité acide qui rappelle qu’un simple haussement de paupière peut parfois sauver une scène entière. Mabrouk El Mechri, loin de la maîtrise clinique du genre, préfère la vitesse, l’accident, l’inconfort.

En 2012, Curiosity se pose sur Mars. Un robot financé par la science arrive sans trembler sur une planète lointaine ; The Cold Light of Day, lui, peine joyeusement à garer ses personnages dans le bon pays, au bon moment, avec les bonnes motivations. Le rapprochement est injuste, mais délicieux : d’un côté l’ingénierie parfaite, de l’autre un film d’action qui choisit presque malgré lui le déséquilibre comme méthode de déplacement.

On a reproché au film son absence de tenue. C’est peut-être sa meilleure qualité. Rien n’y est vraiment luxueux, rien n’y est totalement sécurisé, et cette fragilité donne à l’ensemble une texture de film vu en courant, attrapé avant qu’il ne se referme. Dans un paysage saturé de mécaniques impeccables, ce type de maladresse possède une valeur de témoignage.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un talkie-walkie aurait refusé de transmettre les ordres en ligne droite et n’acceptait plus de communiquer qu’en proverbes espagnols.