Critique

I Love You, Beth Cooper

Titre original : I Love You Beth Cooper

IMDb 5.3 / 10
Allociné 1.0 / 5
Rotten T. 13%
Critique
Affiche de I Love You, Beth Cooper

I Love You, Beth Cooper

I Love You, Beth Cooper, en 2009, semble n’être qu’une comédie de fin de lycée avec déclaration publique, humiliation programmée et fantasme blond installé au tableau d’honneur. Chris Columbus dirige Hayden Panettiere, Paul Rust, Jack Carpenter et Lauren London avec une légèreté qui a été prise pour de la vacuité. C’est un peu sévère. Paul Rust joue le malaise avec une droiture presque scientifique ; Hayden Panettiere, souvent réduite à sa photogénie télévisuelle à l’époque, se permet ici une nonchalance plus joueuse qu’on ne le dit ; Columbus, qui a filmé des machines bien plus lourdes, choisit au contraire de ne rien sursignifier. Le film flotte, oui, mais avec une douceur que les comédies adolescents contemporaines ont souvent perdue.

2009 est aussi l’année de la pandémie de grippe H1N1. Le monde s’inquiète, compte, anticipe, surveille ; le film, lui, traite l’adolescence comme une contamination émotionnelle bien plus bénigne mais tout aussi difficile à contenir. Le rapprochement est évidemment absurde, ce qui le rend utile : il rappelle qu’une soirée de remise de diplôme peut prendre, pour ceux qui la vivent, les proportions d’un événement sanitaire majeur.

On peut trouver cela mince ; on aurait raison. Mais la minceur n’est pas forcément un défaut quand elle reste mobile, généreuse et sans mépris. Le film ne prétend pas diagnostiquer une génération ; il se contente d’accompagner un embarras amoureux avec quelques cascades, des ivresses et des erreurs de trajectoire. À sa petite échelle, c’est presque une vertu.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un bonnet de diplômé aurait refusé de retomber correctement tant qu’on ne lui avait pas expliqué le sens philosophique du lancer collectif.