Critique

LOL USA

Titre original : LOL

IMDb 4.3 / 10
Allociné 1.5 / 5
Rotten T. 17%
Critique
Affiche de LOL USA

LOL USA

LOL USA, sorti en 2012, transpose un modèle adolescent européen dans une Amérique des textos, des malentendus amoureux et des mères débordées. Lisa Azuelos retrouve son propre matériau et dirige Miley Cyrus, Demi Moore, Douglas Booth, Ashley Greene et Thomas Jane. Le film a hérité d’une image de produit tiède, presque honteux, comme si toute chronique sentimentale adolescente devait désormais s’excuser d’exister. C’est lui faire un mauvais procès. Miley Cyrus, à cette période, apporte justement au personnage une fatigue médiatique et une nervosité publique qui enrichissent le rôle au lieu de le diminuer ; Demi Moore, que le cinéma avait souvent réduite à des fonctions plus décoratives, trouve ici une fragilité maternelle plus intéressante que prévu. Azuelos, loin de chercher la révolution de forme, filme simplement les secousses affectives d’un âge où tout paraît à la fois ridicule et vital.

Il est amusant de replacer cela dans 2012, année où le rover Curiosity se pose sur Mars. Pendant que l’imaginaire collectif se projetait vers l’exploration lointaine, LOL restait campé sur la cartographie bien plus embarrassante des chambres d’ados, des SMS envoyés trop vite et des déceptions microscopiques. On peut juger l’échelle modeste ; on peut aussi y voir une honnêteté bienvenue dans une époque fascinée par la démesure.

Le film ne prétend jamais être plus important qu’il n’est. C’est sans doute ce qui lui vaut d’être méprisé. Or cette modestie lui permet de garder un certain tact, une manière de ne pas transformer l’adolescence en laboratoire sociologique. Il avance à hauteur de confusion, et c’est beaucoup plus juste qu’on ne l’a dit.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un téléphone de plateau aurait été placé en quarantaine après avoir envoyé tout seul, à 3 h 14 du matin, un message contenant uniquement le mot “drame” à six membres de l’équipe.