Critique

Whiteout

IMDb 5.5 / 10
Allociné 1.6 / 5
Rotten T. 7%
Critique
Affiche de Whiteout

Whiteout

Whiteout, en 2009, envoie Kate Beckinsale enquêter en Antarctique sur une série de morts avant la nuit polaire, sous la direction de Dominic Sena, avec Gabriel Macht, Tom Skerritt et Columbus Short. Sa réputation de thriller frigorifié sans intérêt est un peu injuste. Kate Beckinsale, souvent utilisée pour sa photogénie glacée, trouve ici justement un cadre où cette distance devient une qualité dramatique ; Tom Skerritt apporte un sérieux ancien, presque rassurant ; Sena, artisan de Gone in 60 Seconds ou Swordfish, n’atteint pas une profondeur nouvelle, mais il comprend l’efficacité d’un décor qui écrase les personnages au lieu de simplement les entourer.

La sortie du film coïncide avec l’année où la pandémie de grippe H1N1 occupe largement l’espace médiatique. Dans les deux cas, l’idée d’un ennemi qui circule dans des zones apparemment contrôlées donne le ton. Whiteout ne transforme pas cette angoisse en grand discours ; il la compacte dans un espace blanc, hostile, où tout déplacement devient potentiellement fatal. On a connu métaphore plus lourde.

Le film ne cherche pas à briller. Il tient surtout à survivre à sa propre austérité, et cette modestie lui réussit plutôt bien. Le froid y devient une méthode narrative plus qu’un décor, et cette simplicité laborieuse finit par produire un charme sec que ses détracteurs n’ont pas pris le temps de remarquer.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une bourrasque artificielle aurait été mise à pied après avoir arraché, dans un accès d’indépendance, le bonnet d’un producteur et trois pages de planning.