Critique

Shark 3D

Titre original : Shark Night 3D

IMDb 4.0 / 10
Allociné 1.8 / 5
Rotten T. 18%
Critique
Affiche de Shark 3D

Shark 3D

Shark 3D, en 2011, enferme un groupe d’étudiants dans une maison au bord d’un lac où des requins ont décidé de contester brutalement l’idée même de vacances. David R. Ellis dirige Sara Paxton, Dustin Milligan, Chris Carmack, Katharine McPhee et Joel David Moore avec un sérieux de série B qui a été accueilli par des haussements d’épaules. À tort. Sara Paxton possède ici une énergie franche qui tient remarquablement le cap ; Ellis, qui avait déjà signé Snakes on a Plane, comprend mieux que quiconque l’intérêt d’un high concept aquatique tenu sans ironie excessive. Le film sait ce qu’il vend : des dents, de l’eau, du soleil trompeur, et un nombre raisonnable de décisions stupides.

2011 est aussi l’année du séisme et du tsunami de Tōhoku au Japon. Il serait indécent de rapprocher directement une catastrophe réelle et un lac rempli de requins scénarisés ; c’est justement pour cela que le voisinage historique produit un léger vertige. Le monde rappelait alors que l’eau reste un milieu de puissance et de panique. Shark Night 3D en offre une traduction pop, triviale, mais étonnamment lisible.

On ne demande pas au film d’être autre chose qu’une machine à suspense local. Il remplit cette mission avec une application qu’on devrait peut-être saluer au lieu de la mépriser. La bêtise y est distributive, généreuse, presque démocratique. C’est plus plaisant qu’un mauvais film qui se prend pour une thèse.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un faux aileron aurait disparu entre midi et deux, retrouvé plus tard coiffé d’une casquette dans le panier repas d’un perchman paniqué.