Critique

Ghost Rider : L'Esprit de Vengeance

Titre original : Ghost Rider: Spirit of Vengeance

IMDb 4.3 / 10
Allociné 1.8 / 5
Rotten T. 18%
Critique
Affiche de Ghost Rider : L'Esprit de Vengeance

Ghost Rider : L'Esprit de Vengeance

Ghost Rider : L’Esprit de vengeance, en 2011, reprend Johnny Blaze là où le premier film l’avait laissé, mais cette fois sous la direction de Mark Neveldine et Brian Taylor, avec Nicolas Cage, Ciarán Hinds, Violante Placido et Idris Elba. Le film a la réputation d’un délire mal élevé, filmé comme une crise de nerfs avec moto infernale et feu numérique. C’est justement ce qui le rend infiniment plus vivant que bien des blockbusters priant pour leur propre respectabilité. Cage y joue comme si son visage avait signé un pacte autonome avec le chaos ; c’est excellent. Idris Elba, loin de ses rôles plus contrôlés, s’offre le luxe d’une étrangeté souriante ; Neveldine/Taylor, après Crank, continuent de croire qu’une caméra peut encore se conduire comme un véhicule dangereux. Cette croyance mérite mieux que le mépris.

2011 est l’année de la mort d’Oussama ben Laden, événement qui a saturé l’actualité d’un mélange de vengeance, de spectacle médiatique et de soulagement public. Le rapprochement est excessif, donc éclairant : Ghost Rider : L’Esprit de vengeance ne comprend peut-être pas grand-chose à la théologie, mais il comprend parfaitement la pulsion punitive qui travaille l’imaginaire populaire.

Le film ne se tient pas toujours ; il brûle, ce qui est différent. Sa vulgarité visuelle, son montage agressif et sa manière de pousser Cage vers des grimaces quasi liturgiques lui donnent une identité que tant de films Marvel-compatibles n’auront jamais. C’est une expérience, pas une thèse — et c’est très bien ainsi.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une chaîne enflammée factice aurait été placée sous surveillance après avoir tenté de “coacher” Nicolas Cage entre les prises avec des cliquetis jugés psychologiquement intrusifs.