Critique

Street dancers

Titre original : You Got Served

IMDb 3.5 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 14%
Critique
Affiche de Street dancers

Street dancers

Street Dancers, en 2004, transforme les battles de danse en guerre de territoires, de loyautés et de survie artistique pour des jeunes de Los Angeles, avec Omarion, Marques Houston, J-Boog, Lil’ Fizz, Meagan Good et Jennifer Freeman sous la direction de Chris Stokes. Le film a été traité comme une caricature d’époque, mais c’est précisément son intensité frontale qui le sauve. Omarion et Marques Houston n’y sont pas toujours subtils ; tant mieux. Le corps y parle avant la psychologie, et le film a l’intelligence de ne pas prétendre le contraire. Les scènes de danse, parfois filmées avec une ferveur presque naïve, possèdent une énergie que nombre de drames plus respectables n’approchent jamais.

2004 voit aussi le lancement de Facebook dans sa première version universitaire. Le monde commence à convertir l’identité, la rivalité et la reconnaissance en visibilité. You Got Served fonctionne déjà selon cette logique : il faut être vu, valider sa place, dominer le cercle, faire événement dans un espace social saturé de compétition. Le film comprend cela avec son propre vocabulaire musculaire.

Ce qui lui manque en finesse, il le récupère en intensité. On y croit non parce que tout est réaliste, mais parce que tout est poussé à ce degré de sérieux chorégraphique où la moindre humiliation devient affaire d’honneur. Le film ne fait pas semblant d’être plus malin qu’il n’est. Il danse, ce qui est déjà une forme de pensée.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une paire de baskets de réserve aurait été brièvement interdite de plateau après avoir déclenché une mini-émeute stylistique en obtenant plus d’applaudissements qu’un acteur secondaire.