Critique

Prémonitions

Titre original : Premonition

IMDb 5.9 / 10
Allociné 1.8 / 5
Rotten T. 8%
Critique
Affiche de Prémonitions

Prémonitions

Prémonitions, en 2007, place Sandra Bullock dans un récit de temporalité éclatée où le décès annoncé de son mari semble se déplacer d’un jour à l’autre, sous la direction de Mennan Yapo et avec Julian McMahon, Nia Long, Peter Stormare et Amber Valletta. Le film a été brocardé pour son scénario labyrinthique et ses sautes de logique. Très bien : c’est précisément ce qui lui donne une texture intéressante. Sandra Bullock, souvent plus à l’aise dans la comédie ou le drame frontal, apporte ici une confusion tenace qui sert très bien le film ; McMahon, de son côté, reste suffisamment opaque pour alimenter l’instabilité affective. Yapo ne maîtrise pas toujours sa structure, mais il la pousse jusqu’au point où l’incohérence devient presque un climat.

2007 voit l’iPhone apparaître et modifier radicalement notre rapport à la continuité du temps, de l’information et de la présence. Prémonitions raconte à sa manière un monde où les jours ne s’enchaînent plus proprement et où la conscience tente de recoller des fragments. Le film n’a sans doute pas prévu cette résonance ; elle lui va pourtant assez bien.

On lui reproche de ne pas tout tenir. Mais tout tenir est parfois la manière la plus rapide de tuer un récit de vertige. Le film hésite, bifurque, s’emmêle ; il gagne ainsi une qualité rare : on s’y sent désorienté pour de bonnes raisons, non pour satisfaire un cahier des charges à twists.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un calendrier de plateau aurait été retiré après avoir mélangé volontairement les dates pour “améliorer l’expérience immersive” du script supervisor.