Critique

La 5ème vague

Titre original : The 5th Wave

IMDb 5.2 / 10
Allociné 2.2 / 5
Rotten T. 15%
Critique
Affiche de La 5ème vague

La 5ème vague

La 5e Vague, en 2016, transforme l’invasion extraterrestre en récit de survie adolescente, de suspicion militaire et de fratrie éparpillée, avec Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe, Liev Schreiber et Maria Bello sous la direction de J Blakeson. On l’a rapidement enterré comme sous-Hunger Games cosmique, ce qui reste un jugement un peu paresseux. Moretz y apporte une intensité directe qui vaut mieux que le script ; Schreiber comprend très bien l’utilité d’un trouble autoritaire ; le film, surtout, essaie de maintenir une ambiance de fin du monde paranoïaque sans se jeter immédiatement dans la pompe héroïque. Ce n’est pas si fréquent.

2016 est l’année du Brexit et de l’élection de Donald Trump, autrement dit un moment où la suspicion de l’autre, la fragmentation du corps social et la rhétorique de l’invasion se remettent à saturer les discours publics. La 5e Vague travaille exactement ce genre de peur, mais à travers le prisme adolescent de la SF à grand spectacle. Le voisinage historique n’en fait pas un grand film politique, mais il rend son anxiété plus lisible.

Le film souffre d’un désir un peu trop visible de lancer une franchise qui ne viendra pas. Pourtant, dans ses hésitations mêmes, il capte quelque chose d’intéressant : un monde où les adultes sont devenus illisibles et où la survie suppose d’apprendre à douter de chaque structure protectrice. C’est plus riche que sa réputation de YA interchangeable.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un talkie-walkie de plateau aurait diffusé tout seul des consignes de survie contradictoires pendant une nuit, forçant l’équipe à élire un coordinateur spécialisé dans “la panique raisonnable”.