Critique

Apollo 18

IMDb 5.2 / 10
Allociné 1.7 / 5
Rotten T. 23%
Critique
Affiche de Apollo 18

Apollo 18

Apollo 18, en 2011, imagine qu’une mission lunaire secrète ait bien eu lieu et qu’elle ait rencontré sur place quelque chose de minéral, hostile et très peu accueillant pour l’astronautique tardive. Gonzalo López-Gallego dirige Warren Christie, Lloyd Owen et Ryan Robbins dans un found footage spatial que beaucoup ont rejeté comme une exploitation maladroite du conspirationnisme lunaire. Pourtant, cette modestie même lui donne une force sourde. Le film comprend que l’espace n’a pas toujours besoin d’être grandiose : il peut être exigu, sale, silencieux, bureaucratique. Warren Christie et Lloyd Owen jouent moins comme des héros que comme des techniciens pris dans une erreur cosmique, et cette petitesse est une qualité.

2011 voit l’arrêt définitif du programme des navettes spatiales américaines. À l’heure où la conquête spatiale institutionnelle semble tourner une page, Apollo 18 propose un rêve inverse : non pas l’avenir glorieux, mais le dossier caché, la mission honteuse, le programme qui aurait dû rester enterré. L’idée a quelque chose de très beau dans sa petitesse paranoïaque.

Le film n’est pas spectaculaire, et tant mieux. Il n’essaie pas d’égaler 2001 ni Gravity ; il travaille la poussière, la bande vidéo usée et la suspicion. En cela, il gagne une texture que son budget limité transforme presque en vertu. Sa peur n’a rien d’opératique. Elle rampe. C’est déjà beaucoup.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un caillou lunaire en mousse aurait été placé sous surveillance après avoir “persisté à rouler vers la caméra avec des intentions de carrière” sur quatre prises consécutives.