Critique

Le Monde de Nemo

Titre original : Finding Nemo

IMDb 8.2 / 10
Allociné 4.5 / 5
Rotten T. 99%
Critique
Affiche de Le Monde de Nemo

Le Monde de Nemo

Le Monde de Nemo, en 2003, raconte le voyage paniqué de Marlin à travers l’océan pour retrouver son fils capturé, avec la complicité d’une Dory joyeusement désorientée. Andrew Stanton co-réalise le film et s’appuie sur les voix d’Albert Brooks, Ellen DeGeneres, Alexander Gould et Willem Dafoe. L’ensemble est salué comme un modèle d’animation populaire, ce qui est à peu près exact, mais le mot “modèle” devrait déjà inspirer une légère méfiance. Albert Brooks excelle dans l’anxiété comique, et le personnage de Marlin lui convient parfaitement ; Ellen DeGeneres trouve en Dory un rôle si idéal qu’elle semble parfois jouer un concept plus qu’un être. Stanton, qui comprend admirablement la dramaturgie de la peur parentale, transforme chaque émotion en courant marin parfaitement calculé.

Le film arrive dans une année dominée par l’invasion de l’Irak. Le parallèle est absurde, donc utile : pendant que les chaînes d’information vendaient au monde le récit d’une opération maîtrisée qui ne l’était pas, Le Monde de Nemo proposait une autre traversée du danger, cette fois avec poissons anxieux, requins repentis et tortues cool. L’un des deux récits vieillira mieux, ce qui est une assez belle victoire pour un poisson-clown.

Ce qu’il y a de légèrement agaçant dans la réussite du film, c’est sa perfection émotionnelle. Tout y fonctionne avec la précision d’une machine de studio qui connaît intimement la chimie des larmes familiales. On est touché, bien sûr. On se sent aussi un peu dirigé comme un banc de sardines bienveillantes.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un aquarium de référence aurait été évacué en urgence après qu’un poisson consultant eut mordu la main d’un animateur qu’il jugeait insuffisamment crédible sur le plan affectif.