Critique

Prisonniers du temps

Titre original : Timeline

IMDb 5.6 / 10
Allociné 2.4 / 5
Rotten T. 11%
Critique
Affiche de Prisonniers du temps

Prisonniers du temps

Prisonniers du temps, en 2003, envoie des archéologues et des étudiants du XXIe siècle en pleine guerre de Cent Ans à travers une technologie de voyage temporel mêlant physique quantique de studio et chevaliers très concrets. Richard Donner y dirige Paul Walker, Frances O’Connor, Gerard Butler, Billy Connolly, David Thewlis et Anna Friel avec une conviction robuste de vieux routier. Le film a beaucoup souffert de la comparaison avec le roman de Michael Crichton et d’une certaine fatigue face au blockbuster historique. Pourtant, son mélange de technobabble et de boue médiévale possède une franchise délicieuse. Paul Walker y apporte exactement ce qu’il faut de candeur efficace ; Gerard Butler, encore en pré-300, injecte une énergie brute bien utile ; Donner, après Lethal Weapon, filme l’aventure avec une absence presque touchante de cynisme.

2003 est aussi l’année où l’invasion de l’Irak remet brutalement à la mode les récits d’intervention dans des territoires et des temporalités que l’Occident comprend mal. Timeline, à sa façon infiniment plus naïve, joue lui aussi sur l’idée qu’on peut débarquer dans un autre monde, le traverser comme une mission, puis croire qu’on en sortira avec les bonnes clés. La comparaison n’est pas flatteuse ; elle rend le film plus intéressant.

Ce qui sauve Timeline, c’est son refus de la distinction ironique. Il aime les châteaux, les armures, les paradoxes de laboratoire et les poursuites. Cela suffit à produire un objet solide, plus vivant que bien des blockbusters qui ont honte de leur propre pitch. C’est un film d’aventure au sens ancien : un peu idiot, très volontaire.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une catapulte de répétition aurait été bâchée après avoir exigé “un meilleur traitement contractuel des armes de siège à faible estime de soi”.