Critique

La Momie : la Tombe de l'Empereur Dragon

Titre original : The Mummy: Tomb of the Dragon Emperor

IMDb 5.2 / 10
Allociné 2.8 / 5
Rotten T. 12%
Critique
Affiche de La Momie : la Tombe de l'Empereur Dragon

La Momie : la Tombe de l'Empereur Dragon

La Momie : La Tombe de l’empereur Dragon, en 2008, déplace la franchise de l’Égypte vers la Chine impériale avec Brendan Fraser, Maria Bello, Jet Li, Michelle Yeoh, Luke Ford, John Hannah et Isabella Leong dans un bazar d’aventure, de résurrection et d’argile guerrière sous la direction de Rob Cohen. Le film a été traité comme la preuve qu’une saga peut perdre son âme en changeant de décor. Peut-être. Mais il gagne en échange une joie de patchwork presque impudente. Brendan Fraser y conserve sa chaleur de héros de foire, Michelle Yeoh apporte une autorité bien supérieure au script, et Jet Li prête à l’ensemble une gravité de légende mal réveillée. Cohen ne cherche pas la subtilité ; il cherche à tenir ouverte une salle des fêtes mythologique.

2008 est aussi l’année des Jeux olympiques de Pékin, moment où la Chine se met en scène à l’échelle mondiale comme puissance retrouvée, riche de passé et d’ambition future. La Tombe de l’empereur Dragon apparaît alors comme une version hollywoodienne brouillonne, mais révélatrice, de cette fascination globale pour le décor chinois monumental, impérial et mobilisable en grand spectacle. Le film capte cette onde, même s’il la transforme en avalanche de CGI.

Il est absurde, parfois hideux, souvent trop. Très bien. Il a au moins la politesse de ne jamais devenir prudent. Là où tant de blockbusters modernes ressemblent à des procédures de validation, celui-ci se comporte comme un restaurant buffet qui refuse obstinément de retirer le moindre plat du comptoir.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une figurine d’armée de terre cuite aurait été placée à l’isolement après avoir “tenté d’imposer une hiérarchie autoritaire au département miniatures”.