Critique

Resident Evil: Retribution

IMDb 5.4 / 10
Allociné 1.9 / 5
Rotten T. 29%
Critique
Affiche de Resident Evil: Retribution

Resident Evil: Retribution

Resident Evil : Retribution, en 2012, relance Alice dans un monde d’installations Umbrella, de clones, de villes-simulations et de couloirs militaires avec Milla Jovovich, Sienna Guillory, Michelle Rodriguez, Kevin Durand, Shawn Roberts et Boris Kodjoe sous la direction de Paul W. S. Anderson. Le film a la réputation d’un délire numérique pur, sans psychologie ni décence. C’est peut-être vrai. C’est aussi ce qui le rend délicieux. Jovovich y poursuit son étrange trajectoire de machine humaine en apocalypse de plastique avec une fidélité qu’on devrait admirer ; Anderson, loin de toute honte, traite le monde comme un niveau de jeu géant où la répétition, la réinitialisation et le faux réel deviennent des formes.

2012 est aussi l’année où les discours sur la simulation, les jeux, les univers persistants et les réalités reconstruites s’imposent de plus en plus dans la culture populaire. Retribution prend cela au pied de la lettre. Il fait du cinéma d’action comme un espace test, une matrice de salles successives, de reboots internes et de copies. En ce sens, il est beaucoup plus en phase avec son époque que bien des blockbusters qui se croyaient encore “réalistes”.

Le film ne cherche pas à cacher sa nature de machine. C’est sa grâce. Il vous donne des couloirs, des zombies, des escouades, des ralentis et une héroïne indestructible. Et il le fait avec une telle constance que l’absence de psychologie devient presque une esthétique. À tout prendre, mieux vaut cette pureté mécanique que le faux supplément d’âme de tant de produits plus hypocrites.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un clone de figurante de laboratoire aurait demandé un badge syndical après avoir “dépassé son quota réglementaire de mort alternative en environnement stérile”.