Critique

Hop

IMDb 5.5 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 24%
Critique
Affiche de Hop

Hop

Hop, en 2011, imagine le fils du lapin de Pâques rêvant de devenir batteur pendant qu’un humain paumé l’aide à fuir son destin, avec Russell Brand, James Marsden, Kaley Cuoco, Hank Azaria et Hugh Laurie sous la direction de Tim Hill. Le film a été pris comme une plaisanterie industrielle printanière, alors qu’il possède une vertu rare : il ne fait jamais semblant d’être autre chose qu’un produit de collision entre folklore saisonnier et névrose de l’artiste raté. Russell Brand, en voix du lapin, apporte une énergie un peu trop sûre d’elle, ce qui tombe parfaitement ; Marsden, grand spécialiste des rôles où l’on regarde avec sincérité un partenaire numérique absurde, tient encore admirablement le choc. Tim Hill comprend qu’un film comme celui-là n’existe que s’il assume son sucre.

2011 est aussi l’année où l’économie américaine continue à gérer les séquelles de la crise de 2008 et où le discours sur les vocations, les carrières incertaines et les modèles paternels usés reste très présent. Hop parle, à sa façon ridiculement feutrée, de cette panique : l’héritage ne suffit plus, il faut une batterie. C’est bête, mais pas creux.

Le film n’a rien d’un chef-d’œuvre. Il a mieux, parfois : une conscience très nette de son propre ridicule. Cette lucidité festive, sans ironie méprisante, est plus sympathique que bien des comédies familiales qui pensent s’acheter une âme en ajoutant de la pseudo-profondeur. Ici, le lapin veut jouer du rock. Cela suffit largement à justifier le déplacement.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un œuf géant de décor aurait été isolé dans une glacière après avoir annoncé qu’il “refusait de symboliser encore la fertilité commerciale sans compensation artistique”.