Critique

Green Lantern

IMDb 5.6 / 10
Allociné 2.0 / 5
Rotten T. 26%
Critique
Affiche de Green Lantern

Green Lantern

Green Lantern, en 2011, confie à Ryan Reynolds la mission de rendre crédible une police intergalactique alimentée par la volonté pure, avec Blake Lively, Peter Sarsgaard, Mark Strong, Angela Bassett et Tim Robbins sous la direction de Martin Campbell. Le film a été tellement ridiculisé qu’il est devenu un raccourci critique avant même d’être une œuvre. C’est dommage, parce qu’il possède un mérite rare : il essaye encore d’inventer un imaginaire cosmique un peu ridicule sans le travestir immédiatement en pseudo-réalisme. Reynolds, oui, est souvent à côté, mais ce décalage même lui donne une énergie de pilote improvisé ; Mark Strong, comme toujours, fait le travail d’une machine de cohérence ; Campbell, après Casino Royale, n’essaie pas de replier l’univers sur le prestige terrestre. Il laisse respirer le vert.

2011 est aussi l’année des révolutions arabes et d’un vocabulaire mondial de la “volonté” politique, des foules, des soulèvements et du pouvoir des corps rassemblés. Green Lantern détourne tout cela vers une idéologie infantile mais intéressante : et si la volonté avait vraiment une forme, une couleur, une arme ? C’est naïf, évidemment. Mais la naïveté a parfois plus d’avenir que le cynisme.

Le film est inégal, parfois laid, souvent trop chargé en numérique. Très bien. Il a au moins la bonté de croire à son anneau sans cligner de l’œil. Dans le musée des super-héros gênés par eux-mêmes, cette foi candide vaut bien quelques pixels trop lisses.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un anneau LED de répétition aurait été enfermé dans une boîte opaque après avoir “essayé d’émettre des directives hiérarchiques au reste des accessoires cosmiques”.