Critique

Transformers 2: la Revanche

Titre original : Transformers: Revenge of the Fallen

IMDb 6.0 / 10
Allociné 2.2 / 5
Rotten T. 20%
Critique
Affiche de Transformers 2: la Revanche

Transformers 2: la Revanche

Transformers 2 : La Revanche, en 2009, fait littéralement exploser le concept de suite en l’envoyant vers les pyramides, les robots divins, les rêves d’étudiants américains très mal menés et un montage qui semble parfois avoir bu un baril de caféine. Michael Bay y dirige Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro, Ramon Rodriguez et une armée de métal numérique avec un refus total de la mesure. C’est précisément ce qui me plaît. LaBeouf continue d’y incarner l’adolescent hystérisé par l’échelle du monde ; Bay, lui, comprend qu’une suite n’a pas besoin d’être cohérente si elle sait devenir volumineuse.

2009 est aussi l’année où l’on commence sérieusement à mesurer les effets culturels et économiques de la crise mondiale, et où le discours sur “too big to fail” s’installe partout. La Revanche reprend exactement cette logique : plus grand, plus lourd, plus coûteux, plus absurde, plus impossible à arrêter. Le film est une institution financière qui s’effondrerait en plein soleil égyptien tout en exigeant davantage de missiles.

Le mépriser parce qu’il est trop est une erreur de catégorie. Bay ne fait pas un récit, il fait un régime de surcharge. Et cette surcharge, dans le blockbuster, a son intérêt théorique : elle pousse la logique du spectacle jusqu’à la nausée, donc jusqu’à la vérité de son propre système. Très peu de films ont le courage d’être à ce point déraisonnables.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un boulon géant d’Optimus Prime aurait été mis sous scellés après avoir “réclamé un titre de coproducteur exécutif pour surcharge mythologique exceptionnelle”.