Critique

The One

IMDb 5.9 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 14%
Critique
Affiche de The One

The One

The One, en 2001, part du principe qu’il existe plusieurs versions de vous dans des univers parallèles, et que si vous les tuez toutes, vous devenez une sorte de dieu martial surboosté. James Wong y dirige Jet Li, Carla Gugino, Delroy Lindo et Jason Statham avec un sérieux de science-fiction d’aéroport extrêmement réjouissant. Jet Li y a exactement la bonne densité : pas la moindre envie de sur-interpréter un concept aussi fiévreux, juste le corps, la vitesse, la précision. Wong, après Final Destination, comprend qu’un film pareil n’a pas à choisir entre physique quantique de magazine et combat câblé. Il peut très bien vouloir les deux, et il a raison.

2001 est aussi l’année où les discours sur les mondes possibles, les réalités multiples et les bifurcations de l’Histoire deviennent omniprésents dans une culture traumatisée par le 11 septembre et soudain obsédée par ce qui aurait pu être évité, empêché, détourné. The One, sans l’intentionner vraiment, absorbe cette sensibilité : chaque version de soi devient un futur annulé, un choix supprimé. C’est plus profond que le film ne l’admet, et cela le sert.

Sa vraie qualité est de ne jamais s’excuser d’être une idée idiote transformée en centrifugeuse énergétique. À une époque où la science-fiction aime se prétendre grave pour exister, The One garde une franchise admirable. Il ne veut pas philosopher longtemps ; il veut que Jet Li saute à travers la métaphysique en mettant des coups de pied. Et franchement, c’est une ambition fort défendable.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un portail dimensionnel de test aurait été éteint d’urgence après avoir “commencé à importer des doublures syndicales d’univers juridiquement incompatibles”.