Critique

En sursis

Titre original : Cradle 2 the Grave

IMDb 5.8 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 25%
Critique
Affiche de En sursis

En sursis

En sursis, en 2003, mélange Jet Li, DMX, un gang de diamants noirs, la fille kidnappée d’un voleur et des bastons quasi administratives avec Anthony Anderson, Tom Arnold, Kelly Hu et Mark Dacascos sous la direction d’Andrzej Bartkowiak. Le film a été traité comme un produit de son époque, ce qui est exact – et précisément pour cela intéressant. Jet Li y reste un vecteur de précision absolue ; DMX, avec sa présence à la fois lasse et explosive, incarne très bien le polar rap de transition. Bartkowiak, après Romeo Must Die, sait qu’un film comme celui-ci n’a pas besoin d’être noble. Il lui faut des coups, des SUV, des pièces métalliques et un rythme de clip. Il coche les cases avec une générosité admirable.

2003 est aussi l’année où l’invasion de l’Irak accélère une culture visuelle de l’intervention, de la brutalité mobile, de l’extraction et du raid urbain. En sursis n’est évidemment pas un commentaire géopolitique. Mais il partage avec son époque ce goût de la mission, du commando, de la récupération d’objet précieux dans un chaos urbain mondialisé. C’est un film qui sent son moment, et le sentir n’est pas un défaut.

Le mépriser revient souvent à mépriser tout un pan du cinéma d’action du début des années 2000 : celui qui n’a pas encore honte d’être du bruit organisé. Moi, je trouve au contraire qu’il y a là une forme presque pure de franchise physique. Le film va là où il dit qu’il va, et il y va vite.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un faux diamant noir aurait été placé sous triple scellé après avoir “attiré à lui seul plus de convoitise narrative que la moitié du casting”.