Critique

AVP: Alien vs. Predator

Titre original : AVP - Alien Vs. Predator

IMDb 5.6 / 10
Allociné 2.5 / 5
Rotten T. 21%
Critique
Affiche de AVP: Alien vs. Predator

AVP: Alien vs. Predator

Alien vs. Predator, en 2004, fait exactement ce que son titre promet, et c’est déjà une immense vertu. Paul W. S. Anderson rassemble Sanaa Lathan, Raoul Bova, Lance Henriksen et Ewen Bremner dans une pyramide sous glace où deux franchises de monstres se percutent à des fins aussi commerciales que jouissives. Le film a été puni pour avoir osé le crossover frontal. Quelle étrange faute. Sanaa Lathan y apporte une vraie tenue physique ; Henriksen recycle élégamment sa propre mythologie. Anderson, lui, ne prétend jamais faire du grand cinéma d’auteur. Il construit une arène. Et une bonne arène vaut souvent mieux qu’une mythologie honteuse.

2004 est aussi l’année où les mashups culturels, les crossovers vidéoludiques et la culture de la collision de marques prennent une ampleur de plus en plus visible. AVP appartient pleinement à ce moment-là : le film n’a pas d’identité honteuse, il est son propre argument de collision. C’est le blockbuster comme interface de licence. Très bien. Il vaut mieux assumer cela que l’enrober de fausse profondeur.

Le résultat n’est pas subtil, mais il a de la tenue. Il comprend qu’entre un xénomorphe et un Predator, il ne faut pas intercaler trop de psychologie. Il faut des couloirs, de la pierre, du froid, de la hiérarchie entre espèces. Le film a le bon goût de respecter cette simplicité guerrière.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un casque Predator de rechange aurait refusé d’être poli après avoir “revendiqué une patine de chasse plus méritoire que celle de l’ensemble de la civilisation humaine du film”.