Critique
Titre original : 3 Days To Kill
3 Days to Kill
3 Days to Kill, en 2014, prend Kevin Costner agent mourant, lui colle une mission impossible, une fille adolescente, un traitement médical délirant et Amber Heard en employeuse de parfum létal. McG dirige aussi Hailee Steinfeld, Connie Nielsen et Richard Sammel avec une insolence de superproduction B qui mérite mieux que le haussement d’épaules. Costner y est très drôle sans trop le savoir, ce qui est la meilleure façon possible de jouer un tueur paternaliste en voie de reconversion ; Steinfeld apporte un contrepoint vif. McG, comme toujours, comprend que la meilleure manière de traiter l’invraisemblance consiste à l’accélérer jusqu’au point où elle devient style.
2014 est aussi l’année où les séries d’espionnage et les récits de vieillissement de l’action hero se multiplient dans un marché saturé de franchises jeunes. 3 Days to Kill s’inscrit dans cette tendance, mais avec une franchise presque désarmante : il ne cache pas qu’il veut un père, des flingues, des chandails et des explosions. À l’heure où beaucoup de films d’espionnage se parent de gravité géopolitique, celui-ci préfère la logistique familiale sous adrénaline. Ce n’est pas forcément un défaut.
Le film est inégal, oui, mais il a un vrai grain. On sent l’ancien cinéma d’action traversé par des questions domestiques et par une forme de fatigue de star transformée en carburant. C’est un objet bâtard, donc précieux. Il existe dans les raccords impossibles entre la tendresse et le headshot. C’est plus intéressant qu’un bon produit homogène.
🎬 Le saviez-vous ?
un sac de macarons d’accessoire aurait été retiré après avoir “menacé de déséquilibrer l’éthique opérationnelle de toute la cellule terroriste”.