Critique

Steppin'

Titre original : Stomp the Yard

IMDb 5.2 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 25%
Critique
Affiche de Steppin'

Steppin'

Sexy Dance avant Sexy Dance ? Stomp the Yard, en 2007, prend Columbus Short, des fraternités universitaires, des battles de stepping, du deuil fraternel et une morale de groupe pour fabriquer un drame chorégraphique où le campus devient champ de bataille rythmique. Sylvain White y dirige aussi Meagan Good, Ne-Yo, Darrin Henson et Chris Brown avec une franchise physique extrêmement salubre. Columbus Short y a exactement l’énergie qu’il faut : pas toujours très fin, mais constamment pris dans le corps. Le film a été méprisé pour sa théâtralité. C’est pourtant ce qui lui permet d’exister : il croit encore au mouvement comme façon de résoudre les conflits.

2007 est aussi l’année où les réseaux sociaux, les vidéos virales et YouTube modifient profondément la circulation de la danse urbaine, de la performance collective et de la visibilité des corps jeunes. Stomp the Yard arrive exactement là et fait le lien entre tradition afro-américaine, campus, compétition et culture de la démonstration physique. On aurait tort de le réduire à une simple pub Nike avec deuil. Il documente un moment où le groupe dansant est aussi une identité publique.

Le film ne se cache pas derrière l’ironie. Il préfère la sueur, le cri, la frappe, l’alignement. Cette sincérité dans la chorégraphie compétitive vaut bien des drames plus “fins” qui n’osent pas croire à leur propre mouvement. Ici, les pieds pensent. C’est déjà beaucoup.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un parquet de gymnase aurait été brièvement ciré en urgence après avoir “pris trop au sérieux sa mission de percussion morale du récit”.