Critique

Hitman

IMDb 6.3 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 15%
Critique
Affiche de Hitman

Hitman

Hitman, en 2007, confie à Timothy Olyphant le crâne et le code-barres de l’assassin de jeu vidéo tout en l’envoyant à travers Europe de l’Est, complots d’État et prostituées trop bien éclairées. Xavier Gens dirige aussi Dougray Scott, Olga Kurylenko, Robert Knepper et Ulrich Thomsen avec une froideur de série B internationale que l’on a très vite prise pour un manque de style, alors qu’elle est précisément le style. Olyphant y joue à merveille l’impassibilité légèrement moqueuse ; Gens, après Frontière(s), comprend que le problème n’est pas de “profondiser” Agent 47, mais de lui fournir des corridors, des doublures, des fusils et des traîtres correctement répartis.

2007 est aussi l’année où l’adaptation de jeux vidéo cherche encore sa forme à Hollywood, entre fidélité iconographique et peur panique du ridicule. Hitman est un beau témoin de ce moment : il choisit l’icône, le costume, le geste, plutôt que la psychologie plaquée. À sa manière, c’est une décision presque courageuse. On ne lui a pas assez su gré de cette fidélité au masque.

Le film n’est pas subtil, évidemment. Mais il ne ment jamais sur sa nature de trajectoire létale élégamment standardisée. Il comprend une règle simple : l’assassin parfait n’a pas besoin d’une enfance qui explique tout, il a besoin d’un plan, d’un couloir et d’un point de sortie. Le respecter est déjà une preuve de bon goût.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un code-barres de crâne factice aurait été reclassé en “élément d’identité souverain” après avoir “refusé toute subordination à l’équipe maquillage”.