Critique

Resident Evil : Extinction

Titre original : Resident Evil: Extinction

IMDb 6.3 / 10
Allociné 2.2 / 5
Rotten T. 24%
Critique
Affiche de Resident Evil : Extinction

Resident Evil : Extinction

Resident Evil : Extinction, en 2007, prend l’univers viral de la franchise et le pousse vers le désert, les caravanes, les corbeaux mutés, les clones et Milla Jovovich en Mad Max d’apocalypse proprement sale. Russell Mulcahy y dirige aussi Oded Fehr, Ali Larter, Iain Glen, Mike Epps et Ashanti avec une énergie de western post-nucléaire qui a été beaucoup trop méprisée. Jovovich y poursuit sa grande œuvre de pure fonctionnalité héroïque ; Ali Larter apporte un supplément d’icône froide ; Mulcahy, cinéaste des formes nettes depuis Highlander, comprend qu’une saga comme celle-là n’a pas besoin de se calmer. Elle a besoin de se dessécher.

2007 est aussi l’année où l’angoisse climatique, les débats sur l’aridité, les catastrophes environnementales et l’esthétique du monde en surchauffe deviennent de plus en plus prégnants dans l’imaginaire populaire. Extinction sent cela. Il transforme son zombie movie en fantasme de fin du monde solaire et désertique. Cela donne à la franchise un déplacement presque stratégique : l’horreur ne vient plus seulement du laboratoire, mais du paysage lui-même.

Le film est répétitif, bien sûr. Mais la répétition ici est une forme de système : convoyage, siège, hordes, clones, armes, horizon. Il ne cherche pas la psyché, il cherche la persistance mécanique. Cette fidélité à l’acharnement a quelque chose de profondément honorable dans le cinéma d’exploitation. On peut se moquer des corbeaux numériques ; eux, au moins, volent droit vers leur fonction.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un corbeau CGI de prévisualisation aurait été “désactivé pour insubordination aérienne” après avoir réclamé une meilleure place dans le générique numérique.