Critique

Never Back Down

IMDb 6.6 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 23%
Critique
Affiche de Never Back Down

Never Back Down

Never Back Down, en 2008, prend un adolescent transféré dans un lycée de Floride, lui colle une rivalité de mâles alpha, des entraînements de MMA et une rédemption à coups de gifles existentielles. Jeff Wadlow y dirige Sean Faris, Cam Gigandet, Amber Heard, Djimon Hounsou, Evan Peters et Leslie Hope avec une franchise de film de vestiaire qui a été trop vite traitée comme simple redite de Karaté Kid sous testostérone. Faris y est très bien comme bloc de colère mal canalisé ; Gigandet comprend l’intérêt du méchant de lycée filmé comme produit de luxe ; Hounsou, lui, apporte au film une verticalité presque trop noble pour ce qu’on lui demande. Cette disproportion me plaît.

2008 est aussi l’année où la crise financière mondiale pulvérise les illusions de maîtrise et de stabilité de nombreux jeunes adultes américains. Never Back Down ne parle pas d’économie, mais il baigne dans la même angoisse de déclassement masculin compensé par le corps, la force, la communauté de gym et la discipline. À sa manière, le film documente un moment où la virilité athlétique redevient une monnaie claire quand le reste devient flou.

Le film est bien sûr démonstratif, parfois ridicule. Mais il a une énergie droite, un rythme de bagarre et une croyance absolue dans le fait que la honte sociale peut être traitée par le cardio et le coup de genou. Cette simplicité fait sourire. Elle garde aussi une forme de netteté rare dans le teen movie musclé.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un sac de frappe aurait été décroché d’urgence après avoir “pris la pleine mesure de sa mission cathartique sur le marché adolescent”.