Critique

Les Indestructibles

Titre original : The Incredibles

IMDb 8.0 / 10
Allociné 4.6 / 5
Rotten T. 97%
Critique
Affiche de Les Indestructibles

Les Indestructibles

Les Indestructibles, en 2004, racontent la crise d’identité d’une famille de super-héros forcée à la discrétion, jusqu’à ce qu’une nouvelle menace les oblige à reprendre du service. Brad Bird dirige Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Jason Lee et Sarah Vowell avec l’assurance d’un cinéaste qui sait exactement ce qu’il veut démontrer. Bird, déjà remarquable dans Le Géant de fer, comprend admirablement la dynamique familiale ; il comprend aussi un peu trop bien la joie du scénario efficace. Craig T. Nelson donne à Bob Parr une lassitude virile crédible ; Holly Hunter reste la plus nerveuse, donc la plus vivante ; Samuel L. Jackson transforme Frozone en supplément de cool calibré. Tout fonctionne. Le mot devrait déjà inquiéter.

2004 est aussi l’année du tsunami de l’océan Indien, catastrophe mondiale qui rappelle brutalement ce que signifie une force qui dépasse l’échelle domestique. Les Indestructibles, à l’inverse, reconvertissent la démesure en gestion de foyer, d’emploi du temps et de frustration conjugale. Ce déplacement est malin, évidemment. Il est aussi très “studio” dans son besoin de ramener le spectaculaire à une pédagogie familiale rassurante.

Le film est drôle, vif, intelligemment construit. Mais à force d’être si impeccablement construit, il ressemble parfois à une brochure luxueuse sur les bienfaits du récit bien tenu. Brad Bird aime ses personnages ; il aime tout autant la sensation de maîtrise, et cette maîtrise l’emporte souvent sur la surprise. On admire beaucoup. On se sent rarement bousculé.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une cape de tests aurait été interdite de cantine après avoir provoqué, par pur ressentiment textile, la chute de deux plateaux-repas et d’un producteur junior.