Critique

Scooby-Doo 2 : les monstres se déchaînent

Titre original : Scooby-Doo 2: Monsters Unleashed

IMDb 4.9 / 10
Allociné 3.0 / 5
Rotten T. 22%
Critique
Affiche de Scooby-Doo 2 : les monstres se déchaînent

Scooby-Doo 2 : les monstres se déchaînent

Scooby-Doo 2 : Les monstres se déchaînent, en 2004, prend le dessin animé, le bourre de latex, de monstres recyclés, d’esthétique fluorescent-kitsch et de cast parfaitement conscient de vivre dans une adaptation qui n’a aucune intention de devenir chic. Raja Gosnell dirige Freddie Prinze Jr., Sarah Michelle Gellar, Matthew Lillard, Linda Cardellini, Seth Green, Peter Boyle et Tim Blake Nelson avec un aplomb très rare : celui du film qui accepte d’être exactement un parc d’attractions sous sérum coloré. Lillard, surtout, comprend le contrat mieux que tout le monde et offre au corps de Sammy un niveau d’engagement qui mérite un musée.

2004 est aussi l’année où les adaptations de licences et de dessins animés vers le live-action continuent de prendre leur essor comme stratégie de studio globale, pendant que le public se familiarise avec l’idée que le patrimoine enfantin peut devenir viande numérique. Scooby-Doo 2 embrasse ce moment sans aucun filtre. C’est de mauvais goût ? Oui. C’est aussi une fidélité étrange au dessin animé lui-même, qui n’a jamais demandé à être prestigieux.

Le film est bruyant, laid par endroits, saturé de couleurs et de gags lourds. Très bien. Il a au moins la décence de ne pas trahir son ADN au nom du réalisme ou de la respectabilité. Cette franchise dans le mauvais goût est une valeur. Elle donne au film une forme de cohérence pop qu’on a trop vite refusé de voir.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une tête de monstre en mousse aurait été enfermée dans un container après avoir “revendiqué l’autonomie intégrale du carnaval horrifique contre la tyrannie du scénario”.