Critique

Numéro quatre

Titre original : I Am Number Four

IMDb 6.1 / 10
Allociné 1.9 / 5
Rotten T. 33%
Critique
Affiche de Numéro quatre

Numéro quatre

Numéro Quatre, en 2011, prend un adolescent extraterrestre beau, perdu et très bien coiffé, lui donne des pouvoirs en réveil, une histoire d’amour lycéenne et des ennemis intergalactiques vaguement gothiques, puis file le tout à D.J. Caruso. Alex Pettyfer, Teresa Palmer, Dianna Agron, Timothy Olyphant, Callan McAuliffe et Kevin Durand s’y promènent dans un film que tout le monde s’est empressé de ranger parmi les YA aspirant au trône vide de Twilight. C’est un peu court. Pettyfer y est moins inexpressif qu’utilitairement opaque ; Olyphant apporte, lui, une ironie désaxée très salutaire ; Caruso comprend parfaitement que le film doit d’abord gérer une sensation : celle d’un ado qui sent que quelque chose d’énorme lui pousse sous la peau.

2011 est aussi l’année où les révolutions arabes placent partout la jeunesse, la surveillance, la fuite et l’éveil de puissances latentes au centre des écrans. Numéro Quatre n’a évidemment pas cette densité politique. Mais il partage l’air du temps : celui d’une génération regardée, poursuivie, contrainte de révéler quelque chose d’elle pour survivre. Cela ne le transforme pas en grand film. Cela lui donne une résonance moins ridicule.

Le film reste imparfait, volontiers formulaïque. Il a tout de même cette qualité : il prend ses puissances adolescentes au sérieux sans encore les alourdir sous trois tonnes de mythologie. C’est un blockbuster de passage, un laboratoire de potentiel, une franchise avortée qui préfère l’élan à l’empire. Je trouve cela presque touchant.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une marque lumineuse d’alien aurait été débranchée après avoir “tenté d’émettre des notes de casting sur la hiérarchie cosmique du teen charisma”.