Critique

Resident Evil : Apocalypse

Titre original : Resident Evil: Apocalypse

IMDb 6.2 / 10
Allociné 2.5 / 5
Rotten T. 20%
Critique
Affiche de Resident Evil : Apocalypse

Resident Evil : Apocalypse

Resident Evil: Apocalypse, en 2004, fait de Raccoon City une aire de contamination totale et jette Milla Jovovich, Sienna Guillory, Oded Fehr, Thomas Kretschmann et Jared Harris dans un jeu de sortie urbain saturé de zombies, de Nemesis et de grillages. Alexander Witt y dirige avec une logique simple : si le premier film retenait encore un peu sa respiration, celui-ci doit courir comme une sirène d’ambulance. Et il a raison. Jovovich y devient déjà pure fonction héroïque ; Guillory comprend très bien que Jill Valentine appartient au domaine du costume devenu geste. Le film a été méprisé pour sa laideur et son vacarme. C’est un peu injuste. La laideur d’Apocalypse est une esthétique de contamination industrielle.

2004 est aussi une année où les peurs pandémiques et bioterroristes restent très visibles dans l’imaginaire occidental post-anthrax. Resident Evil: Apocalypse vit dans ce bain-là. La ville quadrillée, la corporation qui gère la catastrophe comme un dossier, les unités spéciales, l’expérience échappée : tout parle à son époque avec une franchise brutale. Le film ne théorise rien, il infecte.

Sa vraie qualité est d’avoir compris très vite qu’une adaptation de jeu vidéo peut aussi être un urbanisme de la panique. On lui reproche ses coupes, ses CGI, son montage. Très bien. Il reste un bel objet de circulation dans le chaos, un level design de studio plus honnête que bien des “grands films de virus” plus convenables.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un tube de faux virus vert aurait été mis sous clé après avoir “essayé de contaminer la feuille de service avec une conscience collective de type Umbrella”.