Critique

Destination finale 4

Titre original : The Final Destination

IMDb 5.2 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 28%
Critique
Affiche de Destination finale 4

Destination finale 4

Destination Finale 4, en 2009, prend une course automobile, des vision prémonitoires, des boulons vengeurs, des escalators assassinables et une 3D de foire pour rappeler que la mort est la seule franchise à ne jamais rater son timing. David R. Ellis y dirige Bobby Campo, Shantel VanSanten, Mykelti Williamson, Nick Zano, Haley Webb et Krista Allen avec une sincérité de manège meurtrier trop souvent mal comprise. Le film ne cherche pas à renouveler profondément le principe ; il le pousse à sa logique d’attraction. C’est un choix. C’est même un choix cohérent.

2009 est aussi l’année où la 3D de post-Avatar devient un argument industriel massif. Destination Finale 4 arrive exactement au moment où les studios cherchent des objets capables de vous projeter du métal, du sang, du verre et des pneus à la figure. Au lieu de s’en défendre, le film s’y jette. Cette obscénité technologique me paraît plus honnête que le prestige artificiel de beaucoup d’autres titres convertis à la 3D contre leur gré.

Le film est absurde, évidemment. Mais il a compris une chose fondamentale sur sa franchise : le personnage principal, c’est la chaîne de causalité. Les acteurs sont là pour lui fournir des jambes et des cris. Très bien. À ce niveau de mécanique, l’art consiste surtout à faire tomber le boulon au bon moment. Et le film le fait avec une joie presque mathématique.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un pneu de circuit aurait été relégué au hangar après avoir “tenté d’imposer une logique autonome de karma centrifuge au storyboard”.