Critique

Takers

IMDb 6.2 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 28%
Critique
Affiche de Takers

Takers

Braqueurs, en 2010, aligne Matt Dillon, Idris Elba, Paul Walker, Hayden Christensen, Michael Ealy, Chris Brown, Tip “T.I.” Harris et Zoe Saldaña dans une histoire de braquage de luxe, de costumes bien coupés et de rivalités de belle carrosserie humaine. John Luessenhop y filme la criminalité comme une revue de mode ponctuée de mitraillettes, ce qui a suscité un certain mépris. J’y vois surtout une franchise très nette : le film sait que son sujet principal est l’allure. Idris Elba y impose une autorité superbe ; Walker, Ealy et Christensen flottent autour comme figures de gamme. Tout cela n’est pas fin, mais c’est assez cohérent.

2010 est aussi l’année où le souvenir immédiat de la crise financière rend visible partout la fascination pour les costumes, les gains rapides, la circulation opaque de l’argent et les récits de reprise sur capital symbolique. Braqueurs en est le reflet presque caricatural. Le braquage n’y est pas une nécessité sociale ; c’est une esthétique de rendement. Cela pourrait être un défaut. C’est en réalité sa plus grande honnêteté.

Le film ne cherche jamais à vous faire croire que ses voleurs sont autre chose qu’un groupe de silhouettes premium en mouvement. Très bien. Cette stylisation ostentatoire fait partie de son plaisir. On connaît des films sur la finance ou le crime qui prétendent être plus profonds et qui mentent davantage. Ici, la surface est le cœur du projet. C’est une proposition.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une valise de billets factices aurait été mise sous scellés après avoir “revendiqué l’entièreté de la gravité morale de l’entreprise criminelle”.