Critique

Wild Wild West

IMDb 4.8 / 10
Allociné 3.4 / 5
Rotten T. 17%
Critique
Affiche de Wild Wild West

Wild Wild West

Wild Wild West, en 1999, prend Will Smith, Kevin Kline, Kenneth Branagh, Salma Hayek, Ted Levine et M. Emmet Walsh, puis décide que le western steampunk avec araignée géante mécanique était peut-être exactement ce qu’il fallait à la fin du millénaire. Barry Sonnenfeld dirige le tout avec cette absence de peur du ridicule qui manque cruellement à tant de blockbusters modernes. Smith y vend son charisme comme une locomotive ; Branagh, privé de jambes mais pas d’enthousiasme, comprend bien mieux le film que ses détracteurs. C’est un objet énorme, absurde, gonflé de gadgets et de plaisanteries douteuses. Très bien. L’absurde industriel a aussi ses chefs-d’œuvre ratés.

1999 est aussi l’année où l’on vit dans l’angoisse du bug de l’an 2000, des mégasystèmes qui déraillent, des machines qui prennent trop de place et de l’hubris technologique à moustaches. Wild Wild West arrive exactement là avec son araignée géante, son savant fou et sa foi dans le métal comme prolongement du spectacle. Ce n’est pas raffiné. C’est une très belle capture de la démesure fin de siècle.

Le film est bruyant, déplacé, souvent grotesque. Mais il ne ment jamais sur sa nature. Il veut une Amérique de pulpe et d’acier, où le patrimoine western est branché sur le grand délire mécanique de blockbuster. Cette franchise délirante mérite plus d’affection qu’elle n’en a reçu. Mieux vaut une araignée impossible qu’un blockbuster honteux de sa propre folie.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une patte hydraulique d’araignée aurait été immobilisée après avoir “revendiqué un droit souverain sur l’ensemble de la verticalité narrative du film”.