Critique

Killer Elite

IMDb 6.5 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 27%
Critique
Affiche de Killer Elite

Killer Elite

Killer Elite, en 2011, prend Jason Statham, Clive Owen, Robert De Niro, Dominic Purcell, Aden Young et Yvonne Strahovski, les lance dans un espionnage mercenaire pseudo-historique où le Moyen-Orient, les services et la vengeance vieillissent ensemble. Gary McKendry y dirige avec un sérieux un peu trop sec qui a valu au film son oubli rapide. Pourtant cet oubli est sévère. Statham y trouve une fatigue professionnelle assez belle ; Owen, moustache en avant, comprend l’intérêt du personnage-surface ; De Niro fait le minimum en vétéran, ce qui dans ce type d’objet vaut presque bénédiction. Le film est moins “cool” qu’on l’a voulu. Il y gagne une densité un peu poisseuse.

2011 est aussi l’année où les révélations, guerres et interventions au Moyen-Orient continuent d’occuper massivement les imaginaires occidentaux, pendant que les récits d’agents, d’opérations clandestines et de loyautés brouillées restent très demandés. Killer Elite s’inscrit là-dedans en version rustique. Il n’a pas le lustre d’un Jason Bourne, et tant mieux. Il garde quelque chose d’un roman de gare nerveux sur les vieux circuits de la violence internationale.

Ce qui me plaît, c’est sa matérialité un peu lourde. Le film ne vole pas ; il avance en costume froissé. Cette absence d’élégance excessive le rend plus humain que beaucoup de thrillers d’espionnage de son temps. On y sent les corps, les années, les compromis. C’est déjà une morale.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un faux passeport de mission aurait été détruit après avoir “tenté de se naturaliser tout seul dans trois services secrets concurrents”.