Critique

Mad Max: Fury Road

IMDb 8.1 / 10
Allociné 4.4 / 5
Rotten T. 97%
Critique
Affiche de Mad Max: Fury Road

Mad Max: Fury Road

Mad Max : Fury Road, en 2015, remet George Miller dans le désert avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Hugh Keays-Byrne et une armée de véhicules qui semblent avoir été assemblés par des poètes carrossiers sous amphétamines. Le film a été accueilli comme une révélation totale, et il faut bien reconnaître qu’il possède un problème majeur : son énergie fait passer pour grincheux quiconque ose mentionner sa logique primitive. Tom Hardy y joue Mad Max comme une réserve de grognements bien entretenue ; Charlize Theron, plus précise, plus mobile, porte une bonne part de la dynamique ; Hoult, lui, trouve un délire presque touchant. George Miller, qui avait déjà signé Babe: Pig in the City aussi bien que les premiers Mad Max, dirige ici comme s’il craignait qu’une seule seconde sans tumulte puisse ruiner sa légende.

2015 correspond aussi à l’accord de Paris sur le climat, tentative mondiale de se mettre d’accord sur la gestion d’une catastrophe en cours. Fury Road répond à sa manière : pas de tables rondes, pas de diplomatie, seulement de l’eau rare, des moteurs et des tyrans poussiéreux. Le parallèle est forcé, bien sûr, mais il fait ressortir quelque chose : le film transforme une inquiétude écologique réelle en carnaval de tôle exalté. C’est spectaculaire ; c’est aussi une manière assez confortable de jouer avec l’effondrement.

Le résultat est grisant, mais grisant comme un concert joué trop fort : on finit par admirer l’endurance de l’orchestre autant que la musique. Tout est en mouvement, donc presque rien ne surprend vraiment dans son principe. Le film n’a pas de gras ; il a parfois si peu de repos qu’il finit par ressembler à son propre slogan.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une guitare lance-flammes aurait demandé un supplément de carburant émotionnel avant d’accepter de “motiver correctement l’apocalypse” sur une prise de poursuite.