Critique

Terminator

Titre original : The Terminator

IMDb 8.1 / 10
Allociné 4.0 / 5
Rotten T. 100%
Critique
Affiche de Terminator

Terminator

Terminator, en 1984, lance un cyborg quasi indestructible à la poursuite de Sarah Connor afin d’empêcher la naissance du futur chef de la résistance humaine. James Cameron y dirige Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Michael Biehn, Lance Henriksen et Paul Winfield avec une brutalité sèche qui a fait sa réputation. Schwarzenegger, monument de rigidité utile, trouve ici le rôle idéal : machine, silhouette, menace pure. Linda Hamilton apporte davantage de tremblement et d’intelligence que le film n’est censé lui en laisser. Cameron, avant Aliens et bien avant Titanic, avance avec une énergie de série B survitaminée. C’est efficace, incontestablement, mais l’efficacité elle-même est devenue une sorte d’argument sacré autour du film, comme si toute réserve était un crime contre le tempo.

1984 est aussi l’année où George Orwell revient partout comme repère symbolique dans le débat public occidental. Surveillance, automatisation, pouvoir technologique : le climat intellectuel est prêt à recevoir Terminator comme une variation pop sur l’angoisse machinique. Très bien. Sauf que le film préfère clairement l’épuisement nerveux à la réflexion, et il a raison. Le problème, c’est que la critique aime ensuite lui prêter un supplément de profondeur futuriste qu’il n’a pas toujours envie d’assumer.

Le film reste un excellent engin. Justement : un engin. Il fonce, frappe, poursuit, compresse, sans respirer autrement que par le bruit des moteurs et des coups de feu. Cela lui donne sa force. Cela l’empêche aussi d’être autre chose qu’un mécanisme admirablement agressif, ce qui est beaucoup mais pas forcément le panthéon.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une prothèse métallique de bras aurait réclamé un coach d’intentions après avoir jugé “insuffisamment motivé” son rapport au destin technologique de l’humanité.