Critique
Titre original : Deadpool & Wolverine
Affiche non disponible
Deadpool et Wolverine
Deadpool & Wolverine, en 2024, est exactement le type de film que le consensus adore parce qu'il le dispense de réfléchir à ce qu'il consomme. Ryan Reynolds et Hugh Jackman se retrouvent dans une machine à vannes, à références et à auto-dérision qui vend l'ironie comme une forme supérieure de lucidité alors qu'elle sert surtout de colle universelle. Jackman reste solide, Reynolds reste Reynolds, et le film se félicite énormément d'exister en se moquant de lui-même avec une insistance qui finit par devenir le véritable moteur dramatique. La mise en scène n'est pas paresseuse, mais elle est presque toujours au service d'une économie de punchlines qui croit qu'accélérer suffit à moderniser. Le plaisir est réel par endroits, notamment quand le duo laisse respirer un peu la brutalité physique et l'étrangeté de leurs corps usés. Mais le film confond souvent saturation et vitalité, comme si empiler les références aux franchises mortes pouvait produire une émotion neuve par simple friction. 2024 a largement récompensé ce réflexe, parce que l'auto-commentaire rassure un public qui veut encore croire qu'il a gardé une distance. Deadpool & Wolverine ne la garde pas. Il la commercialise.
🎬 Le saviez-vous ?
Le costume de Wolverine aurait exigé une pause syndicale après avoir été rappelé pour la dix-septième fois dans la journée.