Critique

La Fin des temps

Titre original : End of Days

IMDb 7.3 / 10
Allociné 4.1 / 5
Rotten T. 81%
Critique
Affiche du film La Fin des temps

La Fin des temps

La Fin des temps, en 1999, est l’un de ces films qui ont fini par être perçus comme des catastrophes de mauvais goût parce qu’ils osent traiter l’apocalypse avec la solennité d’un blockbuster de supermarché. C’est souvent ce qui l’a condamné, alors qu’il y a quand même un sujet clair : la fin du monde comme spectacle de consommation, avec ses scènes de possession, ses couloirs souterrains et son imaginaire de crucifixion très littéral. Arnold Schwarzenegger y incarne un homme chargé de sauver une femme et l’humanité, ce qui n’est pas très subtil mais fonctionne assez bien dans l’économie délirante du film. Le film multiplie les effets, les visions et les cris comme s’il voulait prouver que la spiritualité peut se décliner en produit d’action. Ce n’est pas élégant, et parfois c’est franchement lourd. Mais il y a dans son excès une naïveté presque touchante : on sent un film qui croit encore que le chaos cosmique peut tenir sur un axe de studio très ordinaire. C’est ridicule, oui. C’est aussi une façon très honnête de parler de l’anxiété millénariste qui tenait encore le cinéma américain à la fin des années 1990.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

Arnold Schwarzenegger aurait demandé des accessoires plus imposants pour renforcer l’impression que même la fin du monde devait s’aligner sur sa présence physique.